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[CP ANIA] NEGOCIATIONS COMMERCIALES : L’ANIA RAPPELLE LA NECESSITE DE METTRE UN TERME A LA GUERRE DES PRIX DANS LA GRANDE DISTRIBUTION

Suite au communiqué de presse diffusé par la Fédération des Industriels Charcutiers, Traiteurs Transformateurs de viandes (FICT) ce jour, l’ANIA tient à saluer l’attention que les industriels français de la charcuterie portent aux éleveurs de porcs, ainsi que leurs expérimentations de contractualisation. L’ANIA tient également à rappeler que la fin de la guerre des prix entre enseignes reste une condition nécessaire pour sortir de ces crises successives.

Dans son communiqué de presse du 19 février 2016, la FICT1 rappelle que lors des négociations commerciales en cours, les grandes enseignes de la distribution continuent de réclamer des baisses de prix ne prenant pas en compte l’évolution réelle des prix des matières premières et des coûts d’exploitation. Déjà en 2015, les prix d’achat aux industriels avaient baissé de 2,6% en charcuterie et de 0,6% en salaison (source INSEE). Plus globalement, les prix des produits alimentaires en GMS ont diminué de 2.5% en 2 ans. En outre, le mouvement de déflation entre décembre 2015 et janvier 2016 fut extrêmement marqué à -0.40% (source : IRI).

Comme l’a remarqué l’Observatoire des négociations commerciales mis en place par l’ANIA cette année, les demandes de déflation sont importantes et nombreuses. La déflation concerne tous les secteurs alimentaires, et toutes les entreprises quelle que soit leur taille. La pression semble s’intensifier à mesure que l’échéance du 29 février, date légale de la fin des négociations commerciales, approche.

« Il est nécessaire d’agir sur le fondement du problème : la guerre des prix. Il n’est pas acceptable que ce que la grande distribution dit donner d’une main, elle le reprenne immédiatement de l’autre. Nous allons donc intensifier le travail de notre observatoire des négociations commerciales » explique Jean-Philippe GIRARD.

L’industrie alimentaire française est composée de nombreux secteurs d’activités qui reflètent la diversité de l’offre de produits proposés aux consommateurs. Au-delà des tensions réelles et inquiétantes sur les filières d’élevage, il est important de reconstruire notre modèle dans son ensemble sur de la création de valeur pour chaque acteur, producteur, industriel, distributeur, consommateur. De nouveaux modes de collaboration sont à explorer. L’ANIA salue à cet égard et encourage les actions existantes et les expérimentations en cours dans les domaines de la contractualisation ou de la revalorisation de l’offre, comme l’ont initié les industriels de la charcuterie.

« Notre pays possède probablement une des plus belles agricultures au monde, une des plus belles industries alimentaires au monde et une des plus belles distributions au monde. Nous avons ensemble les moyens de sortir de ce cycle déflationniste et dangereux » conclut Jean-Philippe GIRARD.

1La FICT est l’une des 18 fédérations adhérentes de l’ANIA.